Mécanisme d'action
L'hexaréline est étudiée comme stimulus de libération de GH endogène, ce qui diffère de l'apport de GH elle-même. Imbimbo et ses collègues ont mesuré une réponse croissante de GH dans une expérience avec placebo. Ghigo et ses collègues ont comparé différentes voies expérimentales et conditions de référence. Ces résultats caractérisent la réponse à la préparation testée. Korbonits et ses collègues ont examiné le blocage des récepteurs opioïdes par la naloxone : celui-ci ne bloquait pas l'effet stimulant sur GH. L'expérience relevait également des augmentations de prolactine, de cortisol et d'ACTH. Cette réponse plus large interdit de décrire l'activité comme exclusivement limitée à GH.
État des preuves
Les données humaines sélectionnées sont de petites expériences physiologiques. En 1994, Imbimbo a inclus douze volontaires masculins adultes dans un protocole en double aveugle avec exposition croissante et placebo. L'étude de Ghigo portait sur douze jeunes volontaires sains, avec comparaison de voies expérimentales, de solution saline et de GHRH. L'essai randomisé en double aveugle de Korbonits de 1995 comprenait douze volontaires et examinait les réponses hormonales et le blocage opioïde. Ces travaux démontrent une libération mesurable de GH dans leurs conditions respectives. Ils ne mesurent pas des effets durables sur la composition corporelle, la récupération ou la fonction. Réunir des voies, des populations et des expositions différentes ne permet pas une conclusion universelle sur les performances. Aucun de ces essais ne valide la qualité d'une préparation distincte ni un protocole humain d'utilisation.
Questions sur l'état de la recherche
- L'hexaréline est-elle de l'hormone de croissance ?
- Non. C'est un peptide court étudié pour stimuler la sécrétion de GH. L'hormone entière est une autre protéine. Le stimulus et l'hormone mesurée ensuite ne sont pas des substances interchangeables.
- Ces études démontrent-elles une amélioration de la force ou de la récupération ?
- Elles mesurent surtout les réponses hormonales de petits groupes. Elles ne démontrent pas ces résultats fonctionnels à long terme. Une hausse de GH est un critère physiologique, sans remplacer un essai contrôlé mesurant la fonction ou la récupération.
- La durée de la réponse de GH correspond-elle à la demi-vie de l'hexaréline ?
- Non. Le déclin d'une hormone libérée et l'élimination du peptide qui l'a stimulée sont deux mesures différentes. Une affirmation pharmacocinétique propre à l'hexaréline nécessite une mesure de ce peptide dans des conditions précisées.
Sources
- Imbimbo et al., Eur J Clin Pharmacol 1994DOI: 10.1007/BF00191904PMID: 7957536
- Ghigo et al., J Clin Endocrinol Metab 1994DOI: 10.1210/jcem.78.3.8126144PMID: 8126144
- Korbonits et al., Clin Endocrinol 1995DOI: 10.1111/j.1365-2265.1995.tb02045.xPMID: 7586608
- Roumi et al., Peptides 1995 (pharmacocinétique du peptide chez le chien)DOI: 10.1016/0196-9781(95)02022-oPMID: 8545255
